12 juin 2009
C'est là l'effet pacifiant, apollinien, de la peinture.
"Quelque chose est donné non point tant au regard qu'à l'oeil, quelque chose qui comporte abandon, dépôt, du regard", disait le Prophète.
09 juin 2009
last paint
L’essentiel m'a échappé. Je me console en me disant que d'autres tenteront encore de le saisir... et qu'à eux aussi il échappera!
12 mai 2009
Je peins,
trés lentement...
Du désir, de la possession... Il faut tout ça pour faire une tableau. Pour se déposséder d'un sujet, il faut d'abord, en même temps souvent, l'avoir possédé et être possédé par lui.
Là maintenant, je suis dans l'oubli.
22 avril 2009
Work in progress 1
elle m'a confié
un de ses plus secrets fantasmes : d'abord, amenée nue, offerte, longuement prise par des hommes qui se succèdent en elle, et à la fin se répandent sur son corps. Aujourd'hui la suite sera tue.
10 avril 2009
M s'étonne
qu'aucune visiteuse de ce blog n'ait souhaité me servir de modèle.
Ne pas désespérer du goût de ses contemporaines!
09 avril 2009
Charles Juliet
J'ai déjà dit ma proximité ancienne avec Charles Juliet dont l'oeuvre essentielle est son Journal, tenu depuis 1959 et intégralement publié (chez Hachette et POL).
Né dans les années 80, Charles aurait tenu un blog, et ses écrits, prisonniers de la toile, n'auraient probablement jamais été publiés.
31 mars 2009
Retour de Bruxelles dans le Thalys Simone Veil
Simone Veil à mes côtés.
Le bouclier fiscal ne fait fuir que les saltimbanques, les joueurs de foot ou de tennis, les golden boys et les patrons du CAC 40.
N'empèche... Même s'ils sont peu nombreux on devrait quand même les pendre. Pour l'exemple et pour passer nos nerfs.
Madame Veil, à côté, se demande ce que je trafique avec mon Blackberry. Elle, écrit avec un Mont Blanc, d'une écriture fine et régulière.
Cette nuit à l'hôtel
réveillé à minuit et demi par le téléphone : Christine L. que je n'ai pas vu depuis plus de 10 ans, à Rouen. Christine était une brune aux yeux verts, ardente et souvent imprévisible. Elle m'appelle de Bamako.
"Je vis ici; je suis psychotérapeuthe; j'ai adopté un enfant; je vis avec mon mari la moitié du temps, car il est polygame. Et toi comment vas tu?".
Je raccroche dans mon sommeil.
30 mars 2009
Dans le Thalys vers Bruxelles Estelle Halliday et le Commissaire Moulin
miracle des cartes 3G
assise devant moi, lasse, un air de nonchalance affectée, Estelle H; deux rangs plus loin, la peau luisante, le visage un peu bouffi, le Commissaire Moulin. Tous deux rentrent à la maison. Efficacité toute relative du bouclier fiscal, qui visiblement n'empèche en rien nos "cerveaux lents" de passer outre Quiévrain. Une seule chose à faire : éteindre la télé et les oublier, fermer les frontières puis reprendre la Bastille.
Mais je suis injuste : Estelle H n'a pas un regard pour moi, ou plutôt son regard fatigué passe sur moi, comme sur un moucheron. Son teint de pêche, ses seins magnifiques, et le sac Elite, la marque des Tops. A mon insu, je guette sur elle les imperfections : pomettes couperosées, taille moyenne, incisives un peu trop grandes, légers cernes, peau un peu sèche, signes du temps qui passe. Je me souviens d'elle, à Rouen, il y a 20 ans; tous les hommes rêvaient d'elle. Comment sera ma nuit?
26 mars 2009
François Weyergans est élu à l'Académie
Enfin les banquiers seront apaisés! Enfin un prétexte à sa procrastination (empéché d'écrire le mercredi, pour préparer les séances du jeudi, et le vendredi, pour se remettre du jeudi... Puis vient le week end. Puis le début de la semaine, pour se remettre du week end)! Enfin une vrai jubilation depuis des mois!
21 mars 2009
Hypothèse de Francois Weyergans
Pourquoi j'ai écrit et peint : pour conquérir le "coeur" des jeunes femmes.
Jusqu'ici je l'avoue tout ça fut un malheureux échec .
(Avec N., imaginer François en habit vert, à la place de Robbe Grillet. Toutes les femmes de 40 ans le trouvent insupportablement irrésistible. Lui ne rêve que de trentenaires.)
19 février 2009
je pense à elle
son sexe palpitant, mes doigts en elle, qui la fouille profondément, ses cris, son sexe trempé qui durcit, se tend, puis gicle sur ma main, inonde le drap... et sa jouissance qui n'en finit pas de s'étendre.
11 février 2009
10 heures 22
je pense à elle, abandonnée, offerte.
29 janvier 2009
quand plus rien n'importe
que la jouissance de l'autre.
Quand l'autre même s'efface, jusqu'à son corps, jusqu'à son visage, devant sa jouissance.
28 janvier 2009
Happy new year suite
74*85 Acrylique, pigments, encre
Voilà, mon message de bonne année ayant été censuré (une bonne âme ayant cru se reconnaitre dans la bouche avide que j'avais peinte, au nom du "droit à l'image", ma carte de voeux a été supprimée...), ici donc, à nouveau, Anna en plan fixe, chevauchée par V.
C'était un soir d'été.
Plus tard, je les prendrais tour à tour.
26 janvier 2009
L’art est la joie des hommes libres...
Retrouver ici le chemin de l’écriture m’a rendu espoir. Ainsi suffit-il d’un geste parfois pour que le désir ressurgisse : en même temps qu’il me terrassait, le mot de mon père laissé sur son bureau sans doute m’a libéré.
L’écriture a toujours supposé un recours à la grâce, qui ne m’a jamais été donnée jusqu’ici.
J’ai longtemps cru pouvoir « forcer les choses ». Durant des années, j’ai pris des notes, sans liens, sans souci d’ordre et de cohérence, au revers de factures, sur des feuilles volantes, sur des bouts de papier entassés dans des cartons. J’ai ainsi accumulé des monceaux de brouillons qui ne s’adressaient à personne, tant de phrases illisibles, privées de poids et de nécessité, hantées par la pensée de n’avoir rien à dire. Pour résister à l’ensevelissement.
Je me disais: « Il te suffit de persévérer, un jour tout cela prendra sens, la forme de l’histoire surgira d’elle-même, de ces bribes éparses, poussée par l’accumulation des mots. A force de questionner le vide de l’existence, surgira quelque lumière, la clef de ces ruines, le souvenir des amis morts et des lieux habités rendus à la vie.». Mais les débuts de récits se dissolvaient dans le quotidien et jamais rien ne venait, en panne d’imagination, ou plus souvent encore de nécessité.
Nu dans l'escalier (V M)
En note, pour l'exemple:
Nu dans l'escalier, 110*80; acrylique, encre; souvenir de Gerhard Richter qui se rappelait Marcel Duchamp. Peut être un jour prendrai-je le temps de "relier" les posts de ce blog, et au fur et à mesure révéler les règles de ce jeu de piste (V l'a bien pressenti...). Sur l'escalier ceci également qui est hautement instructif et donne quelques autres clefs.
23 janvier 2009
Elle est une
écharde de plaisir inassouvi dans ma chair.



































































